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La franco-péruvienne Christine Audat mêle~ange ses deux mondes de sa voix phare et d’une guitare reine des rythmiques d’Amérique latine. Des compositions originales et un répertoire sud-américain qu’elle déploie souffle et entrailles, timbre et poitrail, forte d’une expérience scénique multiple qui va de la Philharmonie de Paris aux peñas intimes de Lima en passant par le Studio de l’Ermitage, l’UNESCO ou les théâtres argentins. Du solo à l’orchestre symphonique, sa voix guide tout en puissante douceur. 

Issue d’une tradition de musique créole afro-péruvienne, elle travaille au Pérou avec les directeurs musicaux de Susana Baca (3 Latin Grammy), Roberto Arguedas et Sergio Valdeos. Elle est également attachée aux chants qui soignent tels les ícaros d’Amazonie d’où est originaire sa famille. De la samba brésilienne dont elle s’est abreuvée à Rio où elle a vécu, elle chérit le massage d’âme entre nostalgie et rythmes syncopés, la joie en étendard. Elle intègre aujourd’hui BELAGÔ avec les compositions originales aux sonorités du Nordeste du percussionniste Wander Pio (Orquesta do Fubá, Teresa Cristina, Nazaré Pereira).  

Elle puise l’engagement, la force rythmique et poétique du folklore argentin auprès du guitariste et chef d’orchestre originaire de Tucumán Nicolás Agulló (Juan Falú Guitarras del mundo, directeur musical María de Buenos Aires Piazzolla - Opéra du Rhin) avec qui elle tourne depuis 10 ans. 

Elle garde de ses années en conservatoire à Paris en piano et écriture-composition un goût pour l'élégance mélodique. Des polyphonies avec son oncle du groupe Nomad et des sounds systems écumés lors ses années parisiennes s’envolent des voix qui sangs-mêlent sur basses volcaniques. 

 

Christine Audat chante l’imaginaire foisonnant, les lucidités lumineuses, la sensualité profonde qui la lie au vivant « Canto mis tierras, misterios ». 

 

Après un bel accueil de son 1° EP ODA (Quart de Lune - Inouïes Distribution) et du livre-disque Comptines et berceuses d’Amérique Latine (Didier Jeunesse - Coup de Coeur Académie Charles Cros), elle sort un 2° EP "AGUA SÍ" et tourne avec son spectacle jeune public Pájaros en duo avec Johanne Mathaly (Catherine Ringer, Dick Annegarn) sur les décors de Wozniak (Manu Chao, Archie Shepp). Elle intègre en parallèle l’Ensemble AlmaViva pour Mon bel oranger de Vasconcelos. 

Formatrice pédagogue à la Cité de la musique - Philharmonie de Paris pour les chants de l’Argentine, elle est régulièrement sollicitée pour des master-class et ateliers. Co-fondatrice du Kosmocollectif, collectif interdisciplinaire solidaire et festif, elle organise 2 éditions d’un Festival Déchaîné autour des cultures de la Diaspora noire avec l'UNESCO et "CréAlisations" en hommage à la pensée d’Edouard Glissant. 

"Radio Nova au milieu des années 90 avançait le terme d’Amazonie musicale pour définir sa playlist. Christine Audat sans le savoir imagine sa bande son de ses deux mondes, une parisienne sur Amazone en quelque sorte. 

 

Née d’un brassage musical entre valse péruvienne, tango, cumbia et la chanson française de ses années parisiennes, sans avoir la prétention d’inventer un nouveau genre c’est pourtant ce que l’on entend. Auteure autour des rêves, compositrice et interprète pour d’autres projets (Philharmonie de Paris), après avoir attendu que tout se mette en place, voici venu le moment de se raconter. De raconter son Amérique du Sud loin des cartes postales touristiques et musicales, jouant avec les imaginaires de chacun de ces deux mondes à elle : Amérique du Sud et France mais aussi rythmes du Sud et le sacro saint sens que l’on met dans la chanson française. Ni une ni deux, ni l’une ni l’autre, Christine Audat en version acoustique propose ses voyages intérieurs éclairés. 

 

Ni musique à danser ni musique à penser, mais plutôt un entre deux comme entre sol et canopée où la musique occupe cet espace riche et inconnu. Amazonie on vous dit. Une façon de respirer sans a priori dans laquelle Christine Audat réussit à redonner du sens sans choisir à notre place. Mi urbaine mi sauvage, un pied dans la modernité parfaite, un pied dans la tradition indestructible. Humaine avant tout sans jamais donner de leçon. Entrez chez elle sans danger : tout peut arriver. 

 

On ne naît pas musicienne on le devient, Christine Audat a choisi d’embrasser plusieurs musicalités pour créer la sienne où la mélodie est souvent le point de départ et où la voix, sans discrétion mais avec douceur prend possession de cette musique qui vole au milieu de l’Atlantique. 

Christine Audat ne revisite pas le patrimoine sud-américain comme a pu faire en son temps Lhasa, ni s’invente un nouveau genre. En observatrice attentive, elle écrit des chansons de maintenant qui sont faites pour rester." 

                            Olivier Bas

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