Amazone ~ sur ~ Seine

Christine Audat (photo Danielle Voirin)

"Radio Nova au milieu des années 90 avançait le terme d’Amazonie musicale pour définir sa playlist. Christine Audat sans le savoir imagine sa bande son de ses deux mondes, une parisienne sur Amazone en quelque sorte. 

 

Née d’un brassage musical entre valse péruvienne, tango, cumbia et la chanson française de ses années parisiennes, sans avoir la prétention d’inventer un nouveau genre c’est pourtant ce que l’on entend. Auteure autour des rêves, compositrice et interprète pour d’autres projets (Philharmonie de Paris), après avoir attendu que tout se mette en place, voici venu le moment de se raconter. De raconter son Amérique du Sud loin des cartes postales touristiques et musicales, jouant avec les imaginaires de chacun de ces deux mondes à elle : Amérique du Sud et France mais aussi rythmes du Sud et le sacro saint sens que l’on met dans la chanson française. Ni une ni deux, ni l’une ni l’autre, Christine Audat en version acoustique propose ses voyages intérieurs éclairés. 

 

Ni musique à danser ni musique à penser, mais plutôt un entre deux comme entre sol et canopée où la musique occupe cet espace riche et inconnu. Amazonie on vous dit. Une façon de respirer sans a priori dans laquelle Christine Audat réussit à redonner du sens sans choisir à notre place. Mi urbaine mi sauvage, un pied dans la modernité parfaite, un pied dans la tradition indestructible. Humaine avant tout sans jamais donner de leçon. Entrez chez elle sans danger : tout peut arriver. 

 

On ne naît pas musicienne on le devient, Christine Audat a choisi d’embrasser plusieurs musicalités pour créer la sienne où la mélodie est souvent le point de départ et où la voix, sans discrétion mais avec douceur prend possession de cette musique qui vole au milieu de l’Atlantique. 

Christine Audat ne revisite pas le patrimoine sud-américain comme a pu faire en son temps Lhasa, ni s’invente un nouveau genre. En observatrice attentive, elle écrit des chansons de maintenant qui sont faites pour rester." 

                            Olivier Bas